Perspectives et prévisions pour le marché de l’immobilier en 2019/2020

Parvenu au mois de septembre, il devient intéressant de dresser un premier bilan du marché immobilier 2019 et d’entrevoir ce que sera 2020. Globalement, et sauf accident économique international, la dynamique du marché immobilier devrait se poursuivre lors des derniers mois de 2019 et 2020, ce même si l’année qui vient pourrait être celle d’un léger tassement en matière du nombre de transactions.

Des signes encourageants venus de la BCE

Les dernières informations émanant de la BCE laissent supposer un maintien des taux directeurs actuels au moins jusqu’à la mi-2020. De 3,40 % en 1998 sur un prêt de 20 ans, le taux d’intérêt moyen se situait à 1,14 % en juillet 2019. Cette division par trois du taux d’intérêt est évidemment un véritable effet « booster » sur le marché immobilier. S’ajoute de la part des banques l’assouplissement de certains critères, dont un allongement des durées de prêt avec une moyenne de 20 ans et 9 mois (source Crédit Logement/CSA).

Des prix de l’immobilier en hausse

Conséquence directe de la hausse de la demande, les prix augmentent. D’après les Notaires de France, la hausse fin août 2019 était en moyenne de 4,5 % pour les logements collectifs et de 2,6 en individuel.

Après les fortes hausses enregistrées dans de nombreuses métropoles, ce mouvement semble ralentir. Il touche par contre à présent les zones situées à la périphérie de ces grandes agglomérations. Les villes qui manquent de dynamisme économique sont par contre relativement délaissées, ce qui se traduit par une baisse des prix.

L’immobilier ancien en forte progression

Le recentrage de certains dispositifs comme le Prêt à Taux Zéro (PTZ) ou le Pinel semble avoir profité au marché de l’ancien. Le nombre de transactions devrait ainsi atteindre le million en 2019 contre 970 000 en 2018.

À quoi s’attendre en 2020 ?

Même en bénéficiant de la baisse des taux d’intérêt, les acheteurs risquent de ne pas toujours pouvoir encaisser les hausses de prix. L’immobilier conservera toutefois sa cote historique auprès des investisseurs.

Dans une étude récente, la BCE table sur 970 000 ventes en 2020. Les prix devraient certes continuer d’augmenter, mais de manière plus modérée qu’en 2019.