28/08/18 - Habiter

Devenir propriétaire avec le prêt à taux zéro (PTZ)

Ce prêt à taux zéro (PTZ) a été créé en 1995. Ce crédit sans intérêts associé à une période de remboursement différé vise à favoriser les primo-accédants. Ce prêt est accordé sous conditions de ressources et ne concerne que l’acquisition de la résidence principale.

Le temps presse pour les futurs propriétaires souhaitant bénéficier des avantages du PTZ. Les règles se sont en effet durcies en 2018, une première étape vers une suppression du PTZ pour certains biens immobiliers situés dans des zones spécifiques dès le 1er janvier 2020.

Le principe du prêt à taux zéro

Prêt aidé par l’Etat, le PTZ s’adresse aux personnes qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des 2 années précédant le dépôt de la demande.

Ce prêt ne finance pas la totalité de l’achat immobilier et doit être complété par un autre type d’emprunt tel que :

  • Prêt immobilier bancaire
  • Prêt épargne logement
  • Prêt conventionné
  • Prêt d’accession sociale (PAS)

Il est également possible de compléter les prêts par un apport personnel.

Ce plafond de ressources varie en fonction du nombre d’occupants du logement et de la zone où est implanté le logement. Les ressources prises en compte sont celles déclarées deux ans avant la demande.

La durée de l’emprunt s’étend entre 20 et 25 ans divisées en 2 périodes :

  • Une période différée variable entre 5, 10 ou 15 ans. Le remboursement du prêt ne débute qu’à la fin de cette période.
  • La période de remboursement varie entre 10 et 15 ans après la fin du différé.

Ce qui change avec le PTZ 2018

Jusqu’en 2017, le PTZ représentait un maximum de 40 % du montant emprunté sans distinction de zone immobilière. Avec le PTZ 2018-2019 :

  • Seuls les logements neufs des zones A, A bis et B1 peuvent bénéficier d’un PTZ de 40 %.
  • Pour les logements situés en zone B2 et C, la part du PTZ est dorénavant limitée à 20 % pour un achat dans le neuf. Dès le 1er janvier 2020, le PTZ neuf disparaitra pour ces zones en étant réservé aux zones « tendues », soit celles A, A bis et B1.
  • Le plafond de 40 % dans les biens immobiliers anciens des zones B2 et C est maintenu sous réserve de réaliser des travaux représentant au moins 25 % du total de l’opération. Cette disposition devrait logiquement être maintenue dans l’immobilier ancien après 2020.
  • Le prêt à taux zéro pour les logements anciens disparait totalement pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants.

Même limité, le PTZ reste attractif pour les primo-accédants

En étant associé aux taux d’intérêt actuellement très bas, le PTZ reste intéressant pour les investisseurs entrant dans ce nouveau champ d’application.

Dans cette même optique de recentrage des aides, l’État a annoncé des mesures fiscales visant les propriétaires de terrains constructibles situés sur les zones tendues. Ces dispositions ont pour objectif de donner un nouveau souffle aux constructions neuves.

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